PAL des Lettres Modernes

Comme je vous l’avais promis, je vous ai préparé la liste des livres au programme de ma première année de licence de lettres modernes. J’y ai ajouté des lectures cursives que j’ai sélectionnées. J’espère pouvoir en lire un maximum. Ces livres sont donc les seuls que je lirai cette année (et oui soyons réalistes, si j’arrive à lire au moins la moitié de cette longue liste d’ouvrages,  je serai déjà contente! Défi relevé!).

Si parmi vous certains ou certaines sont tenté(e)s par une LC, contactez-moi ! Je suis toujours ravie de partager mes impressions avec d’autres. De plus, c’est également un bon moyen de s’encourager à lire et de découvrir des oeuvres peu accessibles ou intimidantes (je pense à Marcel Proust notamment…).

Aragon : Les Voyageurs de l’Impériale (obligatoire) Lu !

                Aurélien (cursive) En cours de lecture!

Aloysius Bertrand : Gaspard de la nuit (cursive)

Anonyme : La vie de Lazarillo de Tormès (obligatoire) Lu!

Apollinaire : Alcools (obligatoire)

Flaubert : Novembre (obligatoire) Lu!

Freud : L’inquiétante étrangeté (cursive)

Goethe : Faust (cursive)

                Les souffrances du jeune Werther (obligatoire) Lu!

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Petite pause musicale…

Avec mon programme de licence très chargé (je suis actuellement en train de lire cinq livres en même temps, qui dit mieux?), il faut bien que je m’accorde de temps en temps quelques pauses pour ne pas saturer. J’écoute en ce moment le groupe She and Him (avec la belle brunette Zoeey Deschanel à la crinière de rêve, tellement belle que j’aimerai la tondre! Quelle chanceuse!). Le duo de chanteurs un peu rétro me plait bien. Je vous laisse redécouvrir cette chanson que j’aime tant « I put a spell on you ». Cette version est un peu lente mais j’aime le timbre de voix de Zoeey Deschanel (la star du petit écran qui interprète l’héroïne kitch et décalée de New Girl, un nouveau sitcom en ce moment très en vogue aux Etats-Unis ). Je vous laisse l’écouter…

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La couleur pourpre

    Un super roman à découvrir absolument!

Dans l’attente de pouvoir se plonger enfin dans le best-seller américain, la couleur des sentiments, dont on ne cesse de lire des critiques enthousiastes sur toute la blogosphère, voici un autre roman sudiste à succès prenant aussi pour toile de fond la ségrégation et se déroulant durant la période des années 1900 à 1930.

Lorsqu’Alice Walker publia la couleur pourpre (dont le titre original est Cher bon Dieu), une fresque familiale émouvante, elle fut la toute première romancière noire-américaine à remporter le prix Pulitzer de la fiction pour l’année 1983.

 Le récit est basé sur la séparation éprouvante de Nettie et Celie, deux sœurs noires meurtries, l’une vivant à Memphis, l’autre en Afrique. Mariée contre son gré à un mari brutal et sexiste qui l’a acceptée par dépit et qu’elle nomme « Monsieur », Celie se retrouve seule au monde sans sa sœur bien-aimée Nettie qui a été chassée du logis. Malgré l’éloignement douloureux, les deux jeunes filles ne cesseront de s’écrire des missives tout au long de leur vie. Aucune ne leur parviendront. Pourtant, elles n’abandonneront jamais leur correspondance, espérant qu’un jour leurs lettres passent à travers les mailles du filet pour atteindre enfin leur destination.

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La coccinelle de Victor Hugo/ Les années BAC

Voici un poème de Victor Hugo. Le seul je l’avoue que j’ai retenu du recueil que je devai réviser pour mes examens et sans- doute mon favori. J’aime ces vers qui évoquent l’instant manqué et les erreurs de jeunesse. Un poème moralisateur, presque une fable, qui me fait sourire à chaque fois que je le lis. De plus, la coccinelle a toujours été mon insecte préféré, évoquant pour moi la bonne humeur, le beau temps et la douceur du printemps.

Et vous quel poème de Victor Hugo préférez-vous ?

La coccinelle

Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j’aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J’aurais dû – mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l’insecte à son cou.

On eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là:
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s’envola.

– Fils, apprends comme on me nomme.
Dit l’insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l’homme.

 

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Envie de vous faire écouter en passant… Les contes d’Hoffmann

Etant en train de lire les tableaux nocturnes d’Hoffmann, je me suis plongée dans l’univers musical des contes. Je les connais bien mais c’est toujours un plaisir de les réécouter. La chanson de la poupée (avec Belle nuit magnifique!) est ma préférée.

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Avis aux lecteurs/ Bilan de la mi-novembre.

Cette année, j’ai débuté une nouvelle licence, cette fois-ci en lettres modernes pour pouvoir enseigner le français par la suite. Je suis actuellement en train de lire plusieurs romans à la fois et prévus dans le cadre de mes études. J’ai donc laissé temporairement de côté Dragonwick (ne vous inquiétez pas! Je n’ai pas l’intention de le délaisser trop longuement. Le roman me plait énormément et  j’aimerai vraiment vous le faire partager, c’est un ouvrage  incontournable pour toutes ferventes lectrices des oeuvres des soeurs Brontë et de Daphne du Maurier!).

 

Je suis presque au troisième tiers des Voyageurs de l’Impériale d’Aragon, un roman historique et réaliste se déroulant juste après la chute du Second Empire et se dépliant jusqu’au début de la Première Guerre Mondiale. L’histoire, au parfum de vieille France, est passionnante et me rappelle un peu l’ambiance précieuse de A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et celle du téléfilm Les Dames de la côte par certains aspects. Les personnages sont très fouillés. J’aime tellement le style du roman que je me suis aussi acheté Aurélien du même auteur et j’espère avoir suffisemment de temps pour le lire à la suite avant les examens finaux.

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Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

Une merveille!

Scandale dans la petite pension de famille de Monte-Carlo. Madame Henriette a pris la clé des champs sur un coup de tête après la visite inattendue d’un jeune Français, laissant derrière elle un mari effondré et deux ravissantes petites filles. Cet évènement vient briser la quiétude de la petite communauté d’expatriés venus se réchauffer sur la Côte d’Azur. L’adultère considéré de prime abord comme de très mauvais goût entraine une gêne au sein du groupe. Le narrateur exacerbé, qui se plait à contredire, prend la défense de cette femme sans morale, comparée à une vulgaire Bovary. Il soutient que la femme peut parfois agir à l’encontre de ses convictions morales malgré elle. S’ensuit dès lors un débat enflammé sur le caractère instinctif de la femme.  Une vieille dame discrète au flegme britannique est intriguée par le discours du narrateur et se propose de lui confier un épisode bouleversant et compromettant de sa vie qu’elle a gardé secret depuis de nombreuses années. Ainsi une nouvelle histoire est amorcée au cœur du récit.

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Lettre d’une inconnue

« N’aie pas peur de mes paroles, une morte ne réclame plus rien ».

 Dans ce récit fébrile et désespéré, Zweig dépeint le portrait d’une héroïne tragique.

lettre d'une inconnueR… un auteur renommé reçoit une épaisse enveloppe d’une fervente admiratrice anonyme. Ces feuillets ont tout l’air d’un épais manuscrit plus que d’une lettre, et retracent le parcours d’une vie entière qui lui fut consacrée, jusqu’à son dénouement fatal.

La première fois qu’elle l’a rencontré, elle n’était qu’une jeune fille timide et frêle de 13 ans, une voisine de palier issue d’une famille simple. La seconde fois, elle avait 18 ans, sa beauté venait à peine d’éclore. Enfin, la troisième et dernière fois, c’est d’une belle femme mûre qu’il s’était épris le temps d’une nuit. A deux reprises il l’a séduite, mais ne s’en souviendra ni ne la reconnaitra jamais. De ces aventures sans lendemain, il ne lui laissera qu’un enfant, mort très jeune d’une vulgaire grippe, malgré les soins constants qu’elle lui avait prodigués. On notera que durant la période de 1917 à 1918, peu de temps avant la publication de ce récit, une épidémie mondiale dissémina une grande partie de la population. Un souvenir qui restera longtemps traumatisant pour Stefan Zweig.

D’une plume élégante, Stefan Zweig relate le récit magnifique et cruel d’un amour tourmenté, à la limite de la névrose, enfin apaisé… La lettre d’adieu comme un récit d’outre-tombe d’une suicidée. Un texte puissant, morbide, mais extrêmement bien écrit. Cruel et bouleversant.

Un extrait:

« Mon enfant est mort, notre enfant. A présent, je n’ai plus personne au monde, personne à aimer que toi. Mais qu’es-tu pour moi, toi qui jamais ne me reconnais, toi qui passes à côté de moi comme on passe au bord de l’eau, toi qui marches sur moi comme sur une pierre, toi qui toujours vas, qui toujours poursuis ta route et me laisses dans l’attente éternelle ? Un jour je crus te tenir, tenir en cet enfant l’être fuyant que tu es. Mais c’était ton enfant : pendant la nuit, il m’a quitté cruellement pour aller en voyage ; il m’a oubliée et jamais il ne reviendra. De nouveau je suis seule, plus seule que jamais ; je n’ai rien, plus rien de toi, rien- plus d’enfant, pas une ligne, pas un mot, pas un souvenir, et si quelqu’un prononçait mon nom devant toi, il n’aurait pour toi aucune signification. Pourquoi ne mourrais-je pas volontiers, puisque pour toi je n’existe pas ? Pourquoi ne pas quitter ce monde, puisque tu m’as quittée ? »

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Zoom sur Stefan Zweig et trois de ses œuvres.

C’est avec voracité que je me suis lancée ce mois-ci dans la découverte d’un écrivain-phare du XXème siècle, Stefan Zweig, et de son univers sensuel. Cet auteur étant, tout comme ses œuvres littéraires, très dense, j’ai décidé d’ajouter, au gré de mes envies, une nouvelle rubrique de « dossiers » plus complets sur les auteurs qui ont particulièrement retenu mon attention, et destinée aux plus passionnés d’entre vous. Je vous propose de découvrir ici trois de ses plus belles novellas :

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Lettre d’une inconnue et La confusion des sentiments.

lettre d'une inconnue9782253162810-Gla confusion des sentiments

ZweigLe parcours professionnel et artistique de Stefan Zweig, auteur viennois juif classiciste, force l’admiration et le respect. Peu à l’aise enfant dans le système scolaire, Zweig refuse le conformisme qui l’étouffe et rejette l’hypocrisie victorienne insufflée par la vieille bourgeoisie autrichienne. Grisé par le sentiment de liberté et de modernisme de l’Allemagne, il s’y expatrie et effectue des études universitaires en philosophie. Si ce sujet le passionne, c’est pourtant dans l’écriture qu’il s’épanouira vraiment. Stefan Zweig touche à tous les genres littéraires mais excelle particulièrement dans la nouvelle et le roman bref (la novella) plus que dans la structure traditionnelle du roman. Il s’adonne aussi avec moins de panache (selon les critiques de l’époque) au théâtre et à la biographie. On lui doit notamment une biographie de Marie-Antoinette, de Dostoïevski et de Balzac ; cette dernière œuvre restera inachevée, le manuscrit ayant été perdu lors de son départ précipité d’Europe durant la Seconde guerre mondiale.

Stefan Zweig dans le jardinCelui qui souhaitait étendre la connaissance et la culture au plus grand nombre, encouragea également la vulgarisation d’ouvrages scientifiques et historiques tout en restant toujours très pointilleux sur leurs qualités. Malgré son grand succès littéraire et sa fortune aisée, Zweig n’a jamais eu de disposition pour le bonheur. Devant la montée du nazisme, (ses œuvres sont victimes d’autodafés durant la Seconde guerre mondiale et ne sont plus publiées en Allemagne), Zweig à l’âme exceptionnellement tourmentée et victime de son pessimisme, se donna la mort avec sa femme, au Brésil, en 1942.

Aujourd’hui, Stefan Zweig fascine toujours autant pour sa destinée tragique que pour ses œuvres bouleversantes, symbole d’une culture littéraire européenne raffinée et élégante, celle d’une époque à jamais révolue.

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Attention gros coup de coeur!

Qui a dit que Jane Austen n’avait pas connu l’amour vrai, le grand, l’intarissable ? Julian Jarrold réalisateur britannique de film et de télévision s’est lancé dans le récit biographique fictionnel de l’une des figures littéraires anglaises les plus lues depuis le début du XIXème siècle : celle de Jane Austen au printemps de sa vie lorsqu’elle n’était encore qu’une jeune femme inexpérimentée.

A la différence des sœurs Brontë qui n’ont pas éprouvé dans leur vie les affres des passions violentes et sans retenues qui peuplent pourtant leurs propres romans,  Jane Austen a bien failli se marier. Bien entendu, son histoire d’amour s’est mal terminée. Cette aventure malheureuse inspirera  deux  de ses chefs-d’œuvre Raison et Sentiments et Orgueil et Préjugés. Bien avant de devenir une grande écrivaine, Jane était une jolie jeune femme fantasque, talentueuse et passionnée mais  emprisonnée dans les conventions. Dans cette adaptation, on découvre que Jane (Anne Hathaway) a été courtisée par de nombreux admirateurs et n’a pas toujours été une « vieille fille » comme on le donne souvent à penser. Le film nous dévoile une femme touchante et férue de littérature sentimentale.

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Publié le par missycornish | 11 commentaires

Joyeux Halloween!!

Cette année, je ne courrai pas les rues métamorphosée en sorcière mal peignée pour récolter des friandises, je ne suis pas assez valeureuse! Sait-on jamais… La campagne anglaise recèle de mystères et il est courant de voir quelques apparitions de jour comme de nuit. Je ne voudrais pas croiser la dame en noir!

L’ambiance lugubre est déjà au rendez-vous, un brouillard épais a encerclé ma petite ville depuis hier matin! J’ai donc décidé de rester sagement chez moi. Toutefois j’ai l’intention de marquer le coup. Je m’installerai donc confortablement sur mon divan, enmitouflée dans mon pachtwork pour visionner ce soir quelques films cultes. The vampire lovers, Abraham Lincoln the vampire hunter, Shining mais aussi Hocus Pocus! Au menu du jour: des sucreries, des pancakes et bien entendu un délicieux chocolat chaud!

Je vous souhaite à tous un joyeux Halloween en musique!

Publié dans blablas littéraires | 12 commentaires

Northanger Abbey

Catherine Morland est  une jeune fille insouciante, dotée d’une imagination fertile. Lorsque ses voisins, Mr et Mrs Allens, lui proposent de l’emmener à Bath en vue de l’introduire dans la haute société, c’est avec joie que cette dernière accepte, pensant y trouver une source de plaisir et la possibilié de mener enfin une grande aventure. Durant un bal, elle fait la connaissance d’Henry Tilney, un jeune clergyman, et de sa sœur Eleanor. Des liens d’amitié se nouent très vite entre eux et c’est à sa grande surprise que Catherine se retrouve invitée à séjourner dans leur propriété, l’abbaye mystérieuse de Northanger.

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Publié dans Classique britannique | 13 commentaires

The woman in black

A lire en écoutant cette musique pour bien se mettre dans l’ambiance!

« It is luckier for a ghost to be vividly imagined than dully ‘experienced’… If a ghost story sends a cold shiver down one’s spine, it has done its job and done it well » (Edith Wharton).

A l’occasion du « Mois Halloween » que j’ai instauré la semaine dernière, j’ai rassemblé un certain nombre de récits macabres incontournables. Si tout comme moi, lecteurs blogueurs, vous vous calfeutriez adolescents sous la couette un soir d’orage, une lampe torche à la main et un tome de Chair de poule ou de Fais-moi peur dans l’autre, alors ce petit classique moderne du thriller fantastique est pour vous. The woman in black (La dame en noire pour la traduction française) est mon tout dernier coup de cœur littéraire, un roman admirablement bien écrit (en particulier en anglais) que je vous invite à découvrir dès maintenant, et ce avant de visionner l’adaptation cinématographique qui est bien décevante en comparaison de l’œuvre si originale de Susan Hill.

Cette romancière britannique, auteur de nombreux romans policiers et livres pour enfants, a reçu de nombreuses distinctions littéraires dont celle du Somerset Maugham Award. Dans The woman in black, Susan Hill nous livre un conte fantastique à la structure classique et au thème très victorien, dont l’intrigue principale se déploie sur quelques jours seulement. Le récit est « encadré », une histoire débutant à l’intérieur d’une autre.

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Publié dans Lire du fantastique | 8 commentaires

Envie de vous faire partager… Wuthering Heights des Puppini Sisters

« Voyant qu’il était inutile d’essayer de me dégager de son étreinte, j’attirai son poignet sur la vitre brisée et le frottai dessus jusqu’à ce que le sang coulât et inondât les draps du lit. La voix gémissait toujours: « Laissez-moi rentrer! » Et l’étreinte obstinée ne se relâchait pas, me rendant presque fou de terreur […] ». (Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë)

Juste pour le plaisir… Et parce que demain, vous le savez sans-doute, nous célébrerons Halloween et qu’après tout, cette chanson narre bien l’histoire d’un esprit tourmenté revenu d’entre les morts pour hanter son amant orgueilleux… J’avais posté la version originale très kitch de Kate Bush dans le récapitulatif du challenge les soeurs Brontë, je souhaitais également vous faire partager la dernière trouvaille de Linette qui m’a gentiment envoyé le lien de cette vidéo  avant-hier soir.

Merci Linette! J’adore!

Les paroles de la chanson:

Out On the wiley, windy moors
We’d roll and fall in green
You had a temper, like my jealousy
Too hot, too greedy
How could you leave me
When I needed to possess you?
I hated you, I loved you too

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Publié dans blablas littéraires | 2 commentaires

Les années Bac/ Les liaisons dangereuses

A l’approche de Noël, je ne sais pour quelle raison, je me sens toujours un peu nostalgique, je repense souvent à mon enfance et en particulier à mon adolescence. Peut-être est-ce la reprise de mes études littéraires qui me renvoit à mes meilleurs souvenirs de lycée, le temps où je découvrais pour la première fois des œuvres remarquables qui ont depuis forgé mes goûts pour la littérature classique.

Cette semaine,  j’ai eu envie de vous faire partager l’un de ces grands coups de cœurs, les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos qui est incontestablement le classique français que j’affectionne le plus.

J’avais lu avec avidité cette longue correspondance du XVIIIème siècle très controversée et inspirée d’une histoire vraie durant mon année de Première. Le personnage de la Marquise de Merteuil, une femme froide et calculatrice, m’avait particulièrement glacé le sang. Je n’oublierai jamais le passage de cette rupture douloureuse entre Valmont et Madame de Tourvel, incarnés à l’écran par John Malkovitch et Michel Pfeiffer (pour l’adapation cinématographique américaine). Valmont, un libertin fourbe et hypocrite, abandonnera par faiblesse son grand amour, sa fragile maîtresse Madame de Tourvel. Lorsque j’avais lu cet extrait, la lâcheté de Valmont m’avait tiré des larmes de colère et de dégoût. Je m’étais totalement imprégnée de cette lecture.

Je n’oublierai jamais non plus l’excuse si pathétique derrière laquelle Valmont se dissimulera lorsqu’il affrontera le regard désespéré de Madame de Tourvel qui a pourtant tout sacrifié par amour pour lui. Sa réputation irréprochable d’épouse pieuse et dévouée tout comme sa dignité de femme seront balayés d’un seul geste, ou d’une seule phrase, vide de sens : « Ce n’est pas ma faute » dira-t-il. « Je m’ennuie, ce n’est pas faute ».

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Les challenges des autres/ première partie

L’année scolaire débute à peine que j’ai déjà du pain sur la planche! Que voulez-vous? Il est parfois difficile de résister et en particulier lorsqu’on me propose des challenges aussi alléchants. J’ai beau me dire qu’il faut que j’arrête de m’inscrire à de nouveaux défis, je trouve toujours le moyen de caser l’un des romans de ma P.A.L pour l’occasion. Il faut dire qu’au train où vont les choses, je vais bientôt pouvoir ouvrir ma propre bibliothèque municipale!

Enfin, c’est la crise, avant de faire chauffer ma carte de crédit, j’ai bien envie de faire en priorité le tour de mes livres. Une bonne excuse pour lire les oeuvres à ma disposition. J’ai déjà dégoté quelques trésors enfouis dans ma réserve, de quoi me tenir occupée tout l’hiver! (et même pour plusieurs années! No comments…).

Voici dont les défis littéraires auxquels j’ai succombé :

Ce challenge est organisé chez Fattorius. La règle est simple, lire et chroniquer un roman d’au moins mille pages avant le 31 décembre 2012. J’ai déjà lu David Copperfield de Charles Dickens que je commenterai prochainement.

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Bienvenu!

Bienvenu dans mon nouveau havre de lecture !

J’espère que la décoration vous plaira, j’ai tenté de conserver l’esprit de l’ancien blog tout en innovant un peu la forme et peut-être le fond ? Nous verrons.

Je vous encourage à venir donner votre avis sur tout, venez bavarder, partager vos envies de lectures, vos coups de cœurs et vos coups de griffes littéraires ! Je ne prétends pas avoir raison, je lis et écris pour le plaisir des mots. Et je suis une grande bavarde (vous l’aurez sûrement remarqué à la longueur de certains de mes billets !) donc je ne vais pas vous manger tout cru!

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Publié dans blablas littéraires | 7 commentaires

Carmilla

Halloween se profilant à l’horizon, j’ai été prise d’une envie folle d’apporter exceptionnellement ce mois-ci mon humble contribution à l’évènement sur ce blog, sans décorations à l’hémoglobine dégoulinante, ni accoutrements ridicules, mais en lectures. Dans ce but, je me suis replongée dans mon « cabinet » de curiosités littéraires en quête d’ouvrages insolites, des récits angoissants susceptibles de me procurer quelques frissons.  J’y ai déniché une édition anglaise et élégante de Carmilla de Joseph Sheridan Le Fanu, un écrivain dublinois, pionnier de la littérature vampirique. Ma préférence ayant toujours été initialement aux classiques, il me semblait donc logique de débuter cette petite chronique littéraire par cette novella de la fin du XIXème siècle.

Si Dracula de Bram Stocker, paru en 1897, demeure aujourd’hui le classique incontournable du roman d’horreur, du fait de sa structure si moderne et innovante pour l’époque – l’association de journaux et d’échanges épistolaire fictifs ayant contribué principalement au succès du livre – cette œuvre illustre ne fut pourtant pas la première consacrée aux suceurs de sang.

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Contes d’amour, de folie et de mort

C’est en parcourant le descriptif du Master de Littérature de Jeunesse de « l’Université le Mans » et plus particulièrement la liste des auteurs qui seront abordés au programme de l’année prochaine, que mes yeux se sont attardés sur le nom d’Horacio Quiroga, un écrivain sud-américain pour le moins singulier puisque ce dernier, afin de se consacrer pleinement à l’écriture, s’est reclus durant de nombreuses années à Ignacio non loin de la forêt antédiluvienne de Misiones, rompant ainsi tout contact avec la civilisation. Cet environnement clos et sauvage confinant souvent ceux qui y habitent à la folie destructrice, il n’est donc pas étonnant de savoir que le destin d’Horacio Quiroga fut pour le moins funeste. Après avoir vécu une succession de drames familiaux effroyables (le père meurt dans un accident tragique, le beau-père met fin à ses jours sous les yeux de Quiroga encore enfant, la première épouse Anna Maria Cires commettra elle aussi l’irréparable, enfin l’auteur lui-même sera responsable de la mort d’un de ses amis, à la suite d’une manipulation maladroite d’un pistolet), Horacio Quiroga se donnera à son tour la mort dans un hôpital de Buenos Aires en 1937.

Les œuvres littéraires d’Horacio Quiroga semblent puiser pour la plupart leur inspiration dans l’atmosphère angoissante du milieu naturel dans lequel  l’auteur décida de s’exiler.

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Publié dans Lire du fantastique | 5 commentaires

Petit récapitulatif du challenge les sœurs Brontë

Ayant quitté récemment la plateforme Overblog et étant donc en plein déménagement, j’en profite pour faire un petit bilan de l’avancement du défi (je suis en retard comme d’hab !!).

Pour ma part,  je débuterai le challenge en lisant ce mois-ci La Hurlevent de Jeanne Campion, une biographie romancée que mes parents ont dégotée chez un bouquiniste à Cabourg. Le livre semble peu connu, je ne serai donc pas influencée par l’opinion d’autres lecteurs ou lectrices. J’en profite pour vous aiguiller vers d’autres blogs passionnants. Certaines participantes se sont déjà aventurées dans l’univers romanesque des sœurs Brontë. Un grand bravo à ces lectrices courageuses et motivées !

Nathalie du blog chez Mark et Marcel a rédigé un billet enthousiaste et très intéressant où elle analyse les Hauts des Hurlevent d’Emilie Brontë et l’évolution du personnage de l’enfant au XIXème siècle. Pour la lire c’est ici.

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