Les sept mercenaires (2016)/ Soirée Pop Corn rétro #5

Emma Cullen, une jeune veuve revancharde accompagnée de son associé Teddy Q, engage une armée de sept mercenaires pour protéger sa petite ville de Rose Creek, qui est sous la coupe de Bartholomew Bogue, un industriel despotique souhaitant piller son or. Désespérée, elle fait appel à des hors-la-loi à la morale flexible. Ces sept mercenaires de prime abord motivés par un opportunisme mercantile, ne se doutent pas du combat qui les attend pourtant à leur arrivée… Cette mission suicidaire remettra en question leurs principes fondamentaux…

Notre dernier rendez-vous ciné avec Maggie avait pour thème les films rétros. Pour voir son billet c’est ici, elle  nous parle d’un classique de Disney, le beau dessin-animé de Mulan.

N’ayant pu visionner la version originale des Sept mercenaires faute de temps pour me la procurer, j’ai finalement opté pour la version moderne de 2016. Antoine Fuqua, que l’on connaît grâce au franc succès des deux volets de The Equalizer (sortis respectivement en 2014 et 2018), des films d’action étourdissants particulièrement bien rythmés et également adaptés d’une vieille série des années 80, a tenu à relever le pari fou mais ambitieux de s’atteler au remake du film culte des années 60.

Si les puristes du western trouvent bien entendu toujours à redire, pour ma part, je n’ai pas boudé mon plaisir.  Le résultat reste à mon sens complètement bluffant ! Je dois bien l’avouer ce western sensationnel est devenu l’un de mes films d’action favori. Je ne me lasse pas de le visionner ! Le réalisateur américain, Antoine Fuqua, s’est approprié le genre pour nous proposer sa vision personnelle de l’ouest américain en ajoutant un peu plus de diversité, tout en conservant malgré tout certains codes du western classique : à savoir des personnages misogynes à souhait et quelques peu bourrus qui dissimulent finalement un cœur d’or. 

Même si le quota a bel et bien été respecté, pour une fois, les personnages ne sont pas simplement décoratifs comme à l’accoutumée, mais ont bel et bien un rôle essentiel à jouer dans le développement de l’intrigue. Ainsi, chaque protagoniste a son moment de gloire. Grâce à cette transposition moderne, le réalisateur a aussi pu s’offrir un panel d’acteurs remarquable : Ethan Hawke interprète avec panache l’ange de la mort, le fameux Goodnight Robicheaux, Denzel Washington, star fêtiche du réalisateur est le leader Sam Chisholm de cette opération risquée, Vincent D’Onofrio, lui-même acteur et réalisateur incarne l’ours mal léché collectionneur de scalps, Martin Sensmeier est le bel indien solitaire, Manuel Garcia-Rulfo campe un “texicain” hors-la loi ténébreux, Chris Pratt habitué à la comédie, cabotine dans le rôle de Josh Faraday, un petit malfrat ivrogne, enfin Billy Rocks est interprété par la célèbre star sud-coréenne Lee Byung-Hun.

Cette association donne un cocktail particulièrement détonnant. Si les sept mercenaires sont bien les héros de cette épopée incroyable, deux autres figures héroïques ont rejoint la bande : une femme bien évidemment, la farouche Emma Cullen, à la chevelure flamboyante, jouée avec brio par Haley Bennett, “Jeanne d’arc” comme la surnomme avec ironie Sam Chisholm (Denzel Washington) au début du film, lorsqu’il la présente au groupe, et le séduisant mais discret cow-boy, Luke Grimes, un jeune acteur au fort potentiel, repéré dans la série à succès Yellowstone aux côtés de Kevin Cosner ! Un casting qui fait franchement rêver… 

Certes, le scénario est assez simpliste, en outre le méchant bien vilain et sans grande finesse, a tout du cliché. Cependant, l’intrigue demeure plutôt bien ficelée et le film commence dès les premières images sur des chapeaux de roues. Point de temps mort dans ce long-métrage mené tambour battant qui nous prouve bien que le western n’a pas encore pris de plomb dans l’aile et suscite un regain d’intérêt depuis plusieurs années. Il n’y a qu’à voir le catalogue séduisant que nous propose Netflix. La série en sept épisodes de Godless a été une très belle réussite et a d’ailleurs été nominée à plusieurs reprises, il me tarde de la revoir pour vous en parler également ; tout comme News of the world mettant en scène un Tom Hanks vieillissant mais encore bien en forme. Ce western un brin trop intello et scolaire a reçu un accueil assez chaleureux, malgré quelques lenteurs et des scènes contemplatives trop présentes à mon goût. 

Pour finir, Les septs mercenaires est un film épique qui passe de justesse dans la catégorie « tout public » grâce à une réalisation intelligente. Antoine Fuqua nous prouve par ailleurs qu’il est encore possible aujourd’hui de produire un film à succès dans la lignée des meilleurs block-busters, sans effusions de sang ni scènes de sexe trash et si la tension sexuelle est parfois bien palpable, elle reste cependant toujours suggérée. Les dialogues fleuris entre les membres de l’équipe de mercenaires sont aussi un vrai régal. Enfin, les costumes sont tout simplement somptueux et mettent particulièrement bien en valeur les acteurs masculins, incroyablement sexy!

Ainsi donc, ce remake dans l’ère du temps est à la fois intelligent et bien tourné. Pour une fois le film n’est ni bavard ni contemplatif. Je garde un souvenir mitigé de Jane got a gun, un biopic bancal et brouillon sorti également en 2016 sur Calamity Jane avec Nathalie Portman qui s’était révélé finalement assez soporifique et décevant.

Place ici avant tout à l’action . Les sept mercenaires, largement sous-estimé à sa sortie en salle par les critiques, deviendra à mon sens culte comme l’original dans les prochaines années car il a su renouveler le genre tout en honorant malgré tout le western classique. Les dialogues sont piquants et les personnages inoubliables. Denzel Washington en chasseur de prime mystérieux tout de noir vêtu est la classe incarnée (comme d’habitude me direz-vous !). J’ai d’ailleurs trouvé que tous les acteurs avaient pour une fois un charisme fou, ce qui manque malheureusement de plus en plus au cinéma. Ces hommes sans foi ni loi (ou presque !) bourrés de testostérone sont avant tout ici des mâles, un choix assumé du réalisateur qui m’a particulièrement plu !

En bref:  Voici donc un film explosif, avec une brochette de beaux mecs bourrés de sex-appeal et des scènes de bastons légendaires. En somme, un sacré bon divertissement ! A voir sans modération et en famille !

La bande-annonce:

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15 commentaires pour Les sept mercenaires (2016)/ Soirée Pop Corn rétro #5

  1. Oh oui je me souviens qu’on avait beaucoup aimé !! 🙂

  2. cora85 dit :

    Il ne me tente pas, mais ta critique enthousiaste me poussera peut-être à le regarder.
    Dans le genre, j’adore « Mort ou vif », de Sam Raimi.
    Bon mercredi !

  3. Chicky Poo dit :

    Jamais vu ni l’original, ni celui-ci. Mais je ne suis pas très westerns, ça ne m’attire pas du tout. Tu en parles bien et tu me convaincrais presque d’y jeter un œil, mais j’avoue que c’est tellement peu mon style que je vais passer mon tour ^^

    • missycornish dit :

      Ahaha! Ah zut je t’avais presque convaincue. 😊😉 C’est un bon film mais je comprends. Quand on aime pas ce genre c’est difficile. J’espère que le prochain rendez-vous ciné te plaira plus. 😉

  4. rachel dit :

    J’avais aime l’original….j’hesite a regarder celui-ci….tu m’as convaincue

  5. maggie dit :

    J’ai regardé un paquet de western, celui-là, je ne me rappelle pas l’avoir vu. En revanche, j’aimerai bien voir la version parodique coréenne d’un célèbre western, le bon, la brute et le truand. Je jetterai un oeil sur godless… Tiens, ca me rappelle qu’on pourrait faire une soirée pop-corn sur une série, même si d’habitude, on est censée parler de film. Tu as oublié de mettre soirée pop-corn dans le titre. Je vais mettre ton lien 🙂

    • missycornish dit :

      Ah cette version funky du bon, la brute et le truand a l’air pas mal. Pourquoi pas? Godless est pas ma du tout. Si tu veux faire sur une série, je pense que c’est celle que je chroniquerai. C’est une histoire de femmes dans le Far West.
      ça y est j’ai mis le lien de ton billet et j’ai changé le titre. J’étais en train de peaufiner le billet mais ma Poupouche pleurait alors j’ai fait une pause câlins. Je vais essayer cette fois de poster mon billet dans les temps. Je rédige en parallèle les appréciations pour les conseils de classe. J’en viens presque enfin à bout. J’imagine que toi aussi, tu es débordée à l’école.

  6. Marjorie de Bazouges dit :

    Je crois que je vais me revoir le film!!😉😉

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