Pause musicale/ Alcoba Azul de Lila Downs et Gotan Project

Avec ce froid mordant, la neige qui a envahi les champs autour de la maison, le soleil a du mal à montrer le bout de son nez et je suis à nouveau attirée par des lectures  plus exotiques, peut-être vais-je réitérer le challenge des Évasions Tropicales... Je viens d’achever Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras et j’aimerais bien lire maintenant des lectures hispaniques par la suite. En attendant, j’écoute un peu de tango. Après Santa Maria de Gotan Project, cette chanson est l’une de mes favorites. Lila Downs a une voix magnifique, à la fois chaude et sensuelle. Ce titre appartient à la bande-originale du Film Frida Kalho.

Et en prime, voici mon clip préféré, une chanson qui m’encourage à reprendre mes cours de Tango! J’aime particulièrement son esthétisme. Comment ne pas avoir envie de danser après avoir écouté Gotan Project?

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Petit Bilan des lectures de la mi-janvier

Il est temps de vous livrer un bref récapitulatif de mes dernières lectures et des billets à venir. Un programme chargé qui j’espère vous donnera envie de débattre sur le blog!

1. Qu’ai-je lu dernièrement?

Vipère au poingsJe viens d’achever la lecture de Vipère au poing d’Hervé Bazin. Quel écrivain ! Et quelle plume ! Mon tout prochain billet lui sera consacré.

2. Qui a t-il sur ma table de chevet?

Beaucoup de livres ! Je lis exceptionnellement en ce moment plusieurs œuvres à la fois dans le cadre de mes études: Quatrevingt-treize de Victor Hugo et l’Eve future de l’Isle-Adam.

quatre-vingt-treize-Le premier me plait grandement, je prends mon temps pour le savourer car les personnages historiques foisonnent et aussi parce que j’aime m’arrêter au cours de la lecture pour pouvoir combler mes lacunes en Histoire.

l'eve future-Le second livre est sans-doute celui que je rechigne le plus à lire en ce moment. Je traîne un peu. Le style d’écriture comme l’intrigue me paraissent bien trop bancals. L’écrivain Villers de l’Isle-Adam aurait inspiré plus tard les « romans scientifiques » de Jules Verne. Je ne suis pas très convaincue par l’œuvre, il y a beaucoup d’inexactitude dans les dates et l’histoire reste assez obscure (j’ai dû relire des passages plusieurs fois pour être sûre d’avoir tout compris, l’auteur se perd sans cesse dans des apartés qui n’en finissent plus). Le billet risque de ne pas être très enthousiaste.

Je lis également pour mon bon plaisir deux autres romans, l’un en français et l’autre en version originale.

Un Barrage contre le PacifiqueUn barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras.

J’aime beaucoup le style de cette romancière française et j’ai un peu de mal à le délaisser pour me consacrer à d’autres œuvres.

the time will darken it-Le second roman est un « ovni » littéraire qui n’est malheureusement pas disponible en version française (je crois que l’édition est épuisée). Le livre est très bien écrit et s’intitule The time will darken it. Je n’ai pour l’instant lu que quelques chapitres et ne pourrais donc pas vous en dévoiler davantage. Sachez seulement qu’il a reçu de très bonnes critiques lors à sa sortie en librairie.

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Les derniers jours de Stefan Zweig en B.D

Voilà une bande-dessinée pour laquelle j’avais succombé lors d’une promenade dans une rue commerciale de Saumur, il y a déjà deux ans. J’étais venue rendre visite à ma sœur la Gueuse qui y résidait pour ses études. Hier, je me suis donc plongée avec délectation dans cette lecture bouleversante. J’ai achevé ce beau livre, le cœur gros et les yeux embués par l’émotion.

Les derniers jours de Stefan Zweig

1942.

 Leur patrie désormais sous la coupe de l’Allemagne nazie, Stefan Zweig et son épouse Lotte n’ont d’autres alternatives que de fuir l’Autriche. Après plusieurs escales, le couple choisi de se réfugier au Brésil où l’auteur a toujours été traité avec beaucoup d’égard par la population autochtone, et en particulier depuis la parution de son livre, Brésil terre d’accueil. Exilé à Petropolis, ses œuvres ayant subi l’autodafé nazi, cet humaniste tourmenté ne peut plus être publié dans sa propre langue, l’allemand. Se sentant pris au piège et hanté par la disparition de plusieurs de ses proches restés derrière lui en Autriche, Zweig pressent l’écroulement imminent de son monde. L’écrivain désespéré, prend alors une décision irrémédiable, le Brésil sera son ultime voyage.

Le lecteur découvre ici deux personnalités singulières : celle d’un homme persuasif et d’une femme éperdument amoureuse de son mari et à la fragilité émouvante qui n’est  pas sans rappeler l’héroïne tragique de Lettre d’une inconnue.

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Détente en musique

En ce moment je réécoute les vieux standards de jazz. J’ai une petite préférence pour les textes de Cole Porter et je ne me lasse pas d’écouter les reprises de Bryan Ferry, un chanteur pour lequel j’ai un petit (gros !!) faible. J’avais perdu l’album CD, heureusement grâce à Youtube, je peux désormais écouter l’intégrale des chansons en continu. Je vous laisse apprécier sa voix de velours…

Et pour  poursuivre la soirée en musique, ce soir, je vais voir au cinéma de Taunton  la nouvelle comédie musicale Les Misérables de Victor Hugo (en Angleterre on a de la pluie 24/24 mais au moins on a le privilège de pouvoir visionner les films en V.O sur grand écran ! Héhé !). Impossible de résister à la tentation plus longtemps. Je vais pouvoir écouter les vraies voix de mes acteurs fétiches, Anne Hathaway, Hugh Jackman (mon Wolverine !) et la belle voix rauque de Russell Crow (le gladiateur le plus sexy !).

Je vous livrerai mon ressenti dans un petit billet.

Bonne soirée à tous !

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Retour sur la blogosphère!

Une bonne et heureuse année à tous les lecteurs blogueurs !

enrhumée Depuis les dernières vacances de Noël, j’ai été un peu absente sur le blog du fait de mon travail et d’une grippe carabinée que je traîne depuis plus de quinze jours. Mal de tête, toux qui n’en finit pas et me fait passer quelques nuits blanches, rhume interminable… Et avec cela, des devoirs à rendre et plein de lectures ! Je n’ai donc pas le temps de souffler ni d’écrire beaucoup (ce ne sont pas les idées de billets qui manquent pourtant!)

Ces dernières vacances de Noël sont passées à la vitesse de la lumière et ont été chargées, mais je ne regrette rien! J’ai adoré! Le Père Noël m’a une fois de plus pourrie gâtée (je l’ai un peu aidé). J’ai reçu de nombreux romans et une surprise incroyable ! Un meuble tiroir en forme de pile de livres géante et de collection, pour décorer mon appartement.

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Je vous laisse voir en images les petites merveilles littéraires qu’il me tarde de parcourir (dès que j’aurais l’occasion !). Attention les yeux, la liste est impressionnante ! D’autant plus qu’à mon passage en France j’ai aussi dévalisé la librairie parisienne Gibert Jeune (passage éclair obligé!!!) et les espaces culturels Leclerc, (celui de Domont est redoutable, on trouve tout! No comments…).

Une biographie sur l’un de mes auteurs préférés et un super guide pour m’aventurer sur les traces des grands écrivains. C’est un très bon carnet d’adresses pour visiter de belles propriétés d’artistes illustres. La prochaine? La demeure d’Aragon! Merci à mes parents!

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Des nouvelles inédites de Katherine Mansfield, une écrivaine que j’avais découvert durant ma première licence d’anglais. Ce livre m’a été offert par ma soeur La Gueuse! Et l’histoire romancée de l’épouse d’Hemingway offert par ma mère. Merci!

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L’année 2012, les statistiques de wordpress

Merci à tous les blogueurs qui me suivent et me lisent depuis plus d’un an! Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2013 et vous retrouve bientôt pour un petit récapitulatif des dernières lectures du mois de décembre et un bilan de Noël (j’ai encore été gâtée! Des photos seront publiées prochainement pour vous montrer les beaux cadeaux reçus sous le sapin).
A très bientôt! Bonnes lectures!

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

600 personnes ont atteint le sommet de l’Everest en 2012. Ce blog a été vu 2 200 fois en 2012. Pour que chaque personne ayant atteint le somment de l’Everest puisse visiter ce blog, 4 ans auraient été nécessaires.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 

 

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J-10 avant Noël !

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Plus qu’une dizaine de jours et ce sera Noël, espérez-vous recevoir des livres sous le sapin?

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Les Voyageurs de l’Impériale d’Aragon

« C’était une guerre de vieux, pour des raisons qui avaient exalté les vieux, qui ne touchaient pas les jeunes qui la faisaient pour les vieux » (Aragon en 1943).

les-voyageurs-de-l-imperiale_couvL’œuvre de fiction Les Voyageurs de l’Impériale d’Aragon parue entre 1936 et 1939 appartient au cycle romanesque du Monde réel. Ce troisième volume se dévide sur un quart de siècle, débutant sa diégèse au tournant du XXème siècle pour s’achever à l’aube de la Première Guerre Mondiale. Le roman est donc ancré dans la période que l’on nommera après 1918, la Belle-Epoque. Les Voyageurs de l’Impériale entrelacent le récit fictionnel et l’Histoire, c’est pourquoi cet ouvrage est considéré comme réaliste. Aragon fut l’un des précurseurs de ce mouvement littéraire. A la manière de Flaubert qui lorsqu’il écrivit son chef-d’œuvre Madame Bovary, fut sans le savoir l’un des premiers pionniers de cette nouvelle ère, (ce mouvement qui balayera bien plus tard au XIXème et XXème siècle le Romantisme), Aragon désire privilégier la représentation exacte, non idéalisée de la réalité humaine et sociale pour s’attarder donc sur des traits de personnalités banals.

exposition universelle

(Exposition universelle à Paris en 1851)

L’histoire débute à l’ouverture de l’exposition universelle de 1889 à Paris, célébrant le centenaire de la Révolution française et l’érection de la tour Eiffel,  le futur emblème de la nation française. Cette exposition exhibait des spécimens humains de races diverses. Le XIXème siècle fut en effet considéré comme l’époque du « racisme scientifique » dont les principaux buts étaient de reproduire le monde à la manière d’un microcosme et de montrer la puissance coloniale française à l’étranger (la Vénus hottentote, symbole de la femme sauvage, exhibée dans sa nudité pour assouvir la curiosité malsaine de la foule française en est le parfait exemple).

exposition universelle à Paris 1889(Indiens d’Amérique à l’exposition universelle de Paris, en 1889)

Résumé: Pierre Mercardier aime la bourse, a un faible pour le jeu et prône l’individualisme. Étant pourtant un pur produit de la petite bourgeoisie, il suffoque dans cette société française du XIXème siècle trop corsetée et étriquée, où les rêves d’évasions sont vites avortés sous le poids des conventions. Mariée à Paulette, une épouse étroite d’esprit et frivole, Pierre Mercardier réalise l’inutilité de son existence, celle d’un professeur d’Histoire-Géographie embourbé malgré lui, dans le marasme de la médiocrité. Dans l’espoir fou de pouvoir enfin réaliser ses rêves de grandeur, il quitte femme et enfants. Mais les illusions de jeunesse n’ont qu’un temps et finissent inévitablement par se heurter à la réalité implacable de la vie. Cet « individualiste forcené » ne connaîtra finalement que misère et désespoir. Le prix de la liberté est cher, la solitude le gagne et il retournera à Paris après plusieurs années d’exil. A son retour le monde aura basculé, de l’autre côté des choses, la rumeur d’une guerre effroyable gronde et son époque déjà fragile, est sur le point de subir de nouveaux grands bouleversements. Pourra t-il survivre à ces changements irrévocables ?

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Citation de la semaine

Cette semaine une citation humoristique sur les livres qui m’a bien fait sourire…

Bookworms-will-rule-the-world-as-soon-as-we-finish-one-more-chapter

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Pause musicale/Paolo Conte, Via con me

Depuis quelques temps j’aime faire mes pauses en musique. En période de Noël j’écoute souvent du jazz pour me détendre. Le titre Via con me est particulièrement original. J’aime la voie chaude et méditerranéenne de Paolo Conte et je ne m’en lasse pas de l’écouter en boucle. Ce morceau est parfait comme musique d’ambiance. Qu’en pensez-vous?

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Zola Jackson

Un coup de coeur! A lire une boîte de kleenex à portée de main! (si comme moi vous êtes une personne très émotive!)

Zola Jackson.Ayant été prise d’un grand élan de paresse et de fatigue cette semaine, j’ai donc décidé de faire momentanément une petite infidélité à ma PAL de Lettres Modernes pour lire Zola Jackson de Gilles Leroy et je ne regrette rien! Je me suis emmitouflée dans mon patchwork, j’ai avalé nombre de gorgées d’infusion à la menthe pour apaiser ma toux, et je me suis plongée avec délectation dans ce roman bref, que j’ai lu d’une seule traite. J’ai achevé cette lecture les larmes aux yeux ! (Il devait y avoir des oignons dissimulés dans la pièce, ce n’est pas possible autrement…).

L’histoire s’ouvre sur l’annonce d’un ouragan dans le Delta du Mississipi, en Louisiane. Nous sommes en août 2005 et déjà le lecteur devine  à cet indice temporel que cette catastrophe naturelle n’est autre que le terrible ouragan Katrina qui détruira toute la ville de la Nouvelle-Orléans sur son passage. Zola Jackson, une noire-américaine, personnage éponyme du roman, ne peut se résigner à abandonner son logis derrière elle, ni son adorable chienne Lady, si dévouée et loyale, sa seule compagnie depuis la mort de son fils métis Caryl, décédé à la suite d’un cancer foudroyant. Caryl avec qui elle ne s’est jamais vraiment réconciliée, son fils prodige, doué pour tout, a non seulement choisi de  déserter la Nouvelle-Orléans pour s’installer en territoire sudiste, la laissant seule, mais il a aussi succombé à son grand désarroi, au charme d’un homme. Pire encore, ce dernier est blanc, la peau laiteuse presque diaphane et le poil roux. Alors que Zola reste calfeutrée seule dans sa demeure vétuste qui prend progressivement l’eau du fait des inondations, la vieille dame se remémore son passé et en particulier les années marquantes qui ont jalonnés sa courte existence. Aux côtés de Lady, sa chienne courageuse et attachante, Zola s’accrochera désespérément à la vie. Ce n’est pas une tempête de rien du tout qui l’a découragera, Mrs Jackson n’est pas une lâcheuse, elle quittera son foyer avec sa chienne Lady ou rien.

Voici un roman magnifique. Je dois admettre que je l’ai dévoré et que j’ai été touchée par la personnalité canine de Lady. Le lien indéfectible entre elle et sa maîtresse m’a bouleversée. J’ai un faible pour les animaux et notamment pour les chiens, Gilles Leroy dépeint une facette particulièrement attachante du meilleur ami de l’homme.

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Citation de la semaine

     « Il est permis de violer l’histoire à condition de lui faire un enfant » Alexandre Dumas Père

Alexandred dumas Père

(1802-1870)

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J-5 avant la St Nicolas

Bientôt la St Nicolas! Cette période de l’année est ma préférée. Encore trois semaines en Angleterre et je vais pouvoir profiter des fêtes de Noël en France! J’ai hâte de me mettre au coin du feu pour bouquiner!

nOÊL

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Pause musicale/ In a manner of speaking de Nouvelle Vague

Pour ma pause d’aujourd’hui, ma soeur la Gueuse m’a fait découvrir cette chanson originale, un peu retro que je vais sûrement écouter en boucle! Nouvelle vague, fondé en 2004, est un groupe de musique français très atypique puisqu’il s’est spécialisé dans des reprises de chansons anglo-saxonnes qu’il a remis au goût du jour en y mêlant un rythme musical très exotique, la Bossa Nova. Génial! Merci la Gueuse, j’aime beaucoup! Je vous laisse apprécier!

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Frankenstein ou le Prométhée moderne

En quoi l’œuvre littéraire Frankenstein de Mary Shelley, en apparence anodine, a-t-elle une visée symbolique et moralisatrice ?

frankensteinEcrite en 1819, suite à un défi littéraire lancé par ses confrères et amis (Percy Shelley, son époux, John Polidori  et Lord Byron) l’œuvre de Mary Shelley Frankenstein s’inscrit dans la lignée des grands romans dits aujourd’hui « d’horreur ». Le thème de la créature artificielle est un sujet de prédilection pour le genre littéraire de la science-fiction et du roman fantastique.

Lorsque Mary Shelley donne vie à son monstre de papier, elle désire avant tout dissocier son roman du genre gothique traditionnel encore à la mode au début du XIXème siècle. Ce siècle incarne l’ère de la révolution scientifique qui avait été amorcée déjà au XVIIIème siècle grâce aux Lumières bien que cette révolution n’ait réellement pris son essor que dans les années 1800. Cette époque favorise la pratique scientifique et s’éloigne de la philosophie qui selon certains doctes se cantonne trop à la réflexion abstraite.

Mary ShelleyIssue d’une famille peu conventionnelle (le père William Godwin, dramaturge, est considéré par ses contemporains comme un véritable anarchiste, la mère Mary Wollstonecraft est une féministe convaincue), Mary Shelley rejette les croyances païennes. Ainsi les histoires de vampires, goules et fantômes n’ont à ses yeux rien d’effrayants puisqu’elles appartiennent au domaine du conte abracadabrantesque. Toutefois, imaginer une créature née de circonstances immondes et enfanté par l’homme lui parait être une idée bien plus effroyable et même plus vraisemblable si elle découle d’une expérience scientifique, en l’occurrence ici d’un principe peu orthodoxe, celui du galvanisme. C’est ainsi que Frankenstein verra le jour. Ce roman non conformiste narre l’histoire morbide d’un jeune savant qui dans un accès de folie douce (ou par pure génie ?) crée une créature hideuse assemblée à partir de morceaux éparses prélevés sur des cadavres qu’il a sélectionnés avec minutie.

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La chanson d’Elsa

En parcourant sur la toile quelques biographies d’Aragon, un grand auteur poète et romancier du XIX ème siècle que j’ai découvert récemment dans le cadre de mes études à travers les lectures des Voyageurs de l’Impériale et d’Aurélien, je suis tombée sur cette chanson magnifique de Léo Ferré, inspirée d’un poème de l’écrivain. Ce texte, « les yeux d’Elsa », fut dédié à son épouse Elsa Triolet qui partagea sa vie pendant plus de quarante-ans et qui fut son plus grand amour. Une chanson que j’avais envie de vous faire partager.

Voici le poème original:

Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire
J’ai vu tous les soleils y venir se mirer
S’y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire

À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L’été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés

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Citation de la semaine

« Un roman est un miroir qui se promène sur une grande route »  Stendhal

(1783- 1842)

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Récapitulatif des dernières lectures

Ces derniers jours j’ai été très occupée par mes cours et en particulier par mes devoirs. Une petite fatigue s’est installée, ce qui a mis ma capacité de concentration à rude épreuve. J’ai toutefois achevé la lecture des Voyageurs de l’Impériale et j’ai débuté un nouveau roman d’Aragon Aurélien qui suit dans la continuité (donc aussi de manière chronologique) la série du monde réel (plusieurs romans se déroulant à l’aube de la guerre mondiale 14-18 et après cette dernière).

J’ai également terminé la nouvelle fantastique le Marchand de sable d’Hoffmann qui m’a grandement plu et je poursuis la lecture de Frankenstein. Je suis plus lente à le lire car je connais déjà les rebondissements, je prends donc mon temps pour celui-là.

J’avance bien dans Han d’Islande de Victor Hugo (je suis presque à la moitié) et je me suis finalement habituée au style de l’écrivain. Le roman me plait bien.

Je n’ai pas pu résister à la tentation,  je me suis acheté pour Noël trois nouveaux romans :

La couleur des sentiments (je ferai peut-être une entorse à la règle en le lisant durant les vacances pour me détendre) qui me faisait de l’oeil depuis trop longtemps, la Princesse de Clèves (en édition Christian Lacroix pour compléter ma petite collection et qui est déjà dans ma liste des lectures cursives), et une étude sur la Belle-époque,  que je vais sans-doute parcourir dès ce soir après mes cours. Ce dernier ouvrage me sera sûrement utile dans le cadre de mes études littéraires cette année et devrait faciliter notamment ma compréhension du contexte historique du 19ème et 20ème siècle, l’époque que nous étudions en première année de licence.

 

Je vous souhaite une bonne semaine et de bonnes lectures ! Et je prépare dès que possible de nouveaux billets!

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Beignets de tomates vertes

Une lecture légère parfaite pour se détendre!

Publié en 1987, ce roman succulent a remporté dès sa sortie un vif succès, en particulier chez une grande majorité de « desperate housewives » américaines. Flannie Flagg, née en Alabama, se serait inspirée de sa propre ville et de son propre entourage pour créer ses personnages et son décor. Son best-seller a été adapté pour le grand écran peu de temps après sa publication et la romancière a écrit elle-même le scénario.

L’histoire, centrée sur quatre protagonistes féminins, se déroule durant deux époques différentes : les années 80 et les années 30.

Evelyn Couch, une femme au foyer dépressive, mariée à un pantouflard et en pleine phase de ménopause, vient tenir quotidiennement compagnie à sa belle-mère à la maison de retraite de Rose Terrace. C’est durant l’une de ses visites qu’elle fait la connaissance de Ninny Threadgood, une charmante vieille dame avec qui elle sympathise. Cette dernière lui narre ses souvenirs de jeunesse dans une petite bourgade perdue de l’Alabama, au sud des Etats-Unis. Là-bas, il existait jadis au bord d’une voie ferrée, un café, le Whistle café, tenu par deux femmes extraordinaires, Ruth et Idgie. On y avait coutume de servir des assiettes de beignets de tomates vertes, une spécialité de la maison. C’est ainsi que débute la merveilleuse histoire d’amitié et d’amour de Beignets de tomates vertes.

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J-34 avant Noël! Avez-vous des idées de lectures pour l’occasion? Et allez-vous fêter la St Nicolas le 6 décembre?

Publié le par missycornish | 8 commentaires