Zoom sur Stefan Zweig et trois de ses œuvres.

C’est avec voracité que je me suis lancée ce mois-ci dans la découverte d’un écrivain-phare du XXème siècle, Stefan Zweig, et de son univers sensuel. Cet auteur étant, tout comme ses œuvres littéraires, très dense, j’ai décidé d’ajouter, au gré de mes envies, une nouvelle rubrique de « dossiers » plus complets sur les auteurs qui ont particulièrement retenu mon attention, et destinée aux plus passionnés d’entre vous. Je vous propose de découvrir ici trois de ses plus belles novellas :

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme, Lettre d’une inconnue et La confusion des sentiments.

lettre d'une inconnue9782253162810-Gla confusion des sentiments

ZweigLe parcours professionnel et artistique de Stefan Zweig, auteur viennois juif classiciste, force l’admiration et le respect. Peu à l’aise enfant dans le système scolaire, Zweig refuse le conformisme qui l’étouffe et rejette l’hypocrisie victorienne insufflée par la vieille bourgeoisie autrichienne. Grisé par le sentiment de liberté et de modernisme de l’Allemagne, il s’y expatrie et effectue des études universitaires en philosophie. Si ce sujet le passionne, c’est pourtant dans l’écriture qu’il s’épanouira vraiment. Stefan Zweig touche à tous les genres littéraires mais excelle particulièrement dans la nouvelle et le roman bref (la novella) plus que dans la structure traditionnelle du roman. Il s’adonne aussi avec moins de panache (selon les critiques de l’époque) au théâtre et à la biographie. On lui doit notamment une biographie de Marie-Antoinette, de Dostoïevski et de Balzac ; cette dernière œuvre restera inachevée, le manuscrit ayant été perdu lors de son départ précipité d’Europe durant la Seconde guerre mondiale.

Stefan Zweig dans le jardinCelui qui souhaitait étendre la connaissance et la culture au plus grand nombre, encouragea également la vulgarisation d’ouvrages scientifiques et historiques tout en restant toujours très pointilleux sur leurs qualités. Malgré son grand succès littéraire et sa fortune aisée, Zweig n’a jamais eu de disposition pour le bonheur. Devant la montée du nazisme, (ses œuvres sont victimes d’autodafés durant la Seconde guerre mondiale et ne sont plus publiées en Allemagne), Zweig à l’âme exceptionnellement tourmentée et victime de son pessimisme, se donna la mort avec sa femme, au Brésil, en 1942.

Aujourd’hui, Stefan Zweig fascine toujours autant pour sa destinée tragique que pour ses œuvres bouleversantes, symbole d’une culture littéraire européenne raffinée et élégante, celle d’une époque à jamais révolue.

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