Festival Saint-Maur en poche

Cette année, le festival de Saint-Maur en poche a une fois de plus ouvert ses portes pour nous faire découvrir de nouvelles œuvres et rencontrer des auteurs prometteurs encore « accessibles » au grand public. Etant tout deux férus de livres, mon père et moi avons décidé de partir ensemble à la découverte de cette vaste foire aux livres dont nous avions entendu tellement de bien sur la blogosphère et dans la presse. Nous avons quitté la Normandie hier soir et avons passé la nuit en région parisienne. Le lendemain matin nous attendions au pied levé l’ouverture du salon. Après dix minutes d’attente qui nous ont paru relativement brèves, nous avons promptement effectué un petit tour des lieux à la manière d’éclaireurs aguerris, préparant déjà mentalement notre future liste d’emplettes… Les lecteurs compulsifs que nous sommes ont dû faire face à une tentation des plus redoutables. Le choix fut rude et nous avons dû nous forcer, du fait d’un budget limité, à rester raisonnable. Un véritable crève-cœur pour moi ! Au final, je suis repartie avec quatre romans que je compte lire dès la semaine prochaine quand j’aurai terminé ma PAL du Mois anglais qui arrive presque à terme.

Cette petite escapade littéraire fut très bénéfique, car elle m’aura permis de faire également la rencontre du vlogger-libraire Gérard Collard qui gère la librairie La griffe noire, à Créteil, en région parisienne. J’ai été agréablement surprise de découvrir le chroniqueur très proche de ses lecteurs et franchement généreux, plutôt éloigné des libraires snobinards parisiens bobos qui ont, à mon sens, la fâcheuse tendance de vouloir détenir le monopole du bon goût et nous imposer leur choix de lectures souvent fadasses. Gérard Collard ne semble pas appartenir à ce microcosme suffisant. La provinciale que je suis a apprécié pouvoir ainsi voir au festival des auteurs venus des quatre coins du monde comme de nos régions. Nous avons pu échanger quelques mots avec le chroniqueur et suivi l’une des interviews organisées en directe du plateau de la chaîne Youtube La griffe noire, qui présentait aux lecteurs deux auteurs, Nadine Monfils et Hugo Buan, la première belge et le second français.

Si l’entretien fut intéressant, j’ai regretté de ne pas avoir eu suffisamment de temps pour écouter la lecture d’Anny Duperey, une actrice et romancière que j’admire tant, ni de pouvoir obtenir une dédicace de Laurent Seskik qui avait écrit une magnifique biographie romancée de Stefan Zweig.

J’ai pu toutefois faire la connaissance de Bernard Prou, l’auteur du best-seller Alexis Vassilkov, le fils de Guy de Maupassant, qu’il me tarde de lire cet été. L’écrivain était d’ailleurs particulièrement sympathique, ce qui a renforcé mon envie de me plonger sans plus tarder dans son roman.

Certains blogueurs ont beaucoup critiqué le principe de ce festival qu’ils trouvent trop consumériste à leur goût. Certes, cette rencontre est plus un prétexte pour faire l’acquisition de romans qu’un vrai salon littéraire à la manière des Etonnants voyageurs qui propose de nombreuses conférences avec des sujets de fond et des interprètes officiels pour traduire la voix des auteurs étrangers. Néanmoins, je n’ai pas boudé mon plaisir car ce marché aux livres est très bien organisé. J’ai aimé fureter parmi les stands et lire les petites vignettes rédigées par les libraires, une manière originale et personnelle de partager avec nous leur ressenti. J’ai aussi pris plaisir à papoter au gré des stands avec les écrivains qui pour la plupart se sont prêté au jeu. Les allées étaient de plus très bien structurées et proposaient des sélections thématiques, ce qui a facilité notre recherche. Le rayon récits de voyages/aventures était d’ailleurs particulièrement fourni ! Et la collection Libretto que j’affectionne beaucoup était très alléchante!

Ainsi, ce festival est avant tout une initiative d’avant-garde qui permet aujourd’hui de célébrer le plaisir partager de lire et d’écrire tout en créant un lien presque magique entre l’écrivain et son lecteur. A ce titre, ces rencontres littéraires doivent être pérennisées et s’ancrer dans une tradition à Saint-Maur ou ailleurs…

Enfin, une petite anecdote m’a fait sourire : une lectrice belge qui s’est rendue sept fois consécutives au festival a reçu de son mari un cadeau des plus enviable, la possibilité de repartir après la visite de ce salon littéraire avec une cinquantaine de livres pour son anniversaire ! Quelle chance ! L’idée fait rêver…

Voici pour ma part mes petites acquisitions:

Je referme cette petite parenthèse et vous retrouve très prochainement pour partager avec vous mes dernières lectures : L’été avant la guerre et Lady Susan qui viendront clôturer les derniers jours du challenge du Mois anglais.

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14 commentaires pour Festival Saint-Maur en poche

  1. maggie dit :

    Je vois que tu as acheté le fameux Goddard ! Pour la lecture du Retour, c’est avec plaisir. Comme j’ai du temps devant moi, je te laisse choisir une date de LC. Merci pour ton commentaire 🙂

  2. Syl. dit :

    50 livres ?! Elle avait un porteur aussi ?

  3. M de brigadooncottage dit :

    L’an prochain il faudra anticiper et prévoir un GROS budget 😉

  4. cora85 dit :

    Oh, la, la, je suis jalouse !
    Il est effectivement dommage qu’un certain snobisme gangrène le milieu du livre. Bonne lecture alors ! Et belles vacances !
    Bisous,
    Coralie
    http://sable.skyrock.com

  5. dlcb26 dit :

    merci pour cette présentation : j’y ferai un saut un jour… ça m’a donné envie ! Bonnes lectures !

    • missycornish dit :

      C’est vraiment bien Delphine! J’aime le principe de pouvoir papoter avec les écrivains. Le festival est bien une foire aux livres mais cela ne m’a pas choqué. Il faut bien rentabiliser l’événement. Il y a des blogueurs qui trouvaient que c’était scandaleux de faire venir Guillaume Musso et Marc Levy, deux auteurs très médiatisés. Mais bon, même s’ils sont plus des écrivains de hall de gare, ils ont aussi un lectorat et en les invitant ils permettent d’attirer une foule vers d’autres auteurs plus méconnus.

      • missycornish dit :

        Une logique commerciale qui fait aussi parti du jeu. 😉

        • M de brigadooncottage dit :

          Il y aura toujours des empêcheurs de tourner en rond. En attendant c’est une belle initiative qui permet de mettre l’écrivain et son lecteur en relation. Je ne suis pas fan de Musso . Je trouve qu ‘il tourne en rond avec lui -même. Mais Marc Lévy est capable de temps en temps de nous surprendre. Comme dans 7 jours pour une éternité ou Les enfants de la liberté.

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